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Avions, première classe, empreinte carbone : polémique autour du réchauffement climatique

Les passagers de première classe collaboreraient au rechauffement climatique, tandis que certains d’entre eux représentent les leaders mondiaux dans la lutte contre la pollution de l’environnement. Une contradiction qui se vaut d’en parler : 

Une étude réalisée par la Banque Mondiale en 2013 montrait que les passagers en première classe polluent jusqu’à neuf fois plus que les passagers en classe éco. Pour cause, la plus grande quantité de dioxyde de carbone (le gaz responsable du réchauffement climatique) produite lors du vol.

La raison derrière cette affirmation est que dans la plupart des cas, les passagers de première classe voyagent avec plus de bagages, rendant l’avion plus lourd et l’obligeant à consommer une plus grande quantité de carburant. Aussi, la première classe est souvent plus vide que la classe économique, ce qui signifie que les compagnies utilisent plus de carburant par personne par vol.

Suite à la publication de cette étude, la Banque Mondiale a été critiquée par le Washington Post, qui se moquait du mode de transport des employés de la Banque : « ils ne choisissent pas les sièges les moins chers quand ils voyagent. » D’après le site de revues, le staff de la Banque Mondiale ont majoritairement utilisé la première classe et la classe business en 2009 pour voyages  d’affaires. De plus, ils auraient effectué au total plus de 189.000 voyages au cours de cette année là, soit près de 720 millions de kilomètres … De quoi laisser une belle empreinte de carbone.

« Pour une entreprise qui positionne le changement climatique comme une priorité, il faudrait peut-être revoir ses politiques de transport » dit l’article du Washington Post.

Hollywood, une grande industrie polluante, en faveur de l’environnement ? 

Le changement climatique semble être la priorité de nombreuses organisations, marques et égéries. Plusieurs célébrités de Hollywood se disent activistes pour la nature et pour l’environnement, notamment Leonardo DiCaprio, qui en 2014 a été nommé le « messenger of peace » des Nations Unies.

Son discours pour le Climate Summit en 2014 le positionne comme un acteur non-négligeable dans la lutte contre le réchauffement climatique. L’acteur sensibilise, certes, mais de beaux mots ne suffisent pas pour faire disparaitre le changement climatique. Surtout quand son attitude n’est pas cohérente avec son discours eco-friendly : D’après The Sidney Morning Herald, l’artiste aurait fait venir de Sydney une experte en épilation des sourcils pour son apparition aux oscars à Los Angeles. Un voyage de 12.000 kilomètres pour une empreinte de 14 tonnes de CO2 … pour des sourcils. Sans mentionner le voyage en jet privé réalisé par l’acteur de Titanic … pour venir chercher son trophée d’activisme pour l’environnement. DiCaprio semblerait adopter un style de vie luxueux et hédoniste loin de ses belles paroles.

Si voyager en première classe laisse une empreinte si grande et menaçante pour l’écosystème, les organisations et les célébrités « j’aime la mère nature«  n’ont qu’à voyager en bus comme nous tous.

Sofia Aguilar

Post Author: Sofia Aguilar

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